À propos

Ma pratique sonde les modes de coexistence des êtres-humains, entres eux et avec leur environnement. J’utilise la vidéo, le son, la performance et l’installation dans le but de déconstruire et remanier nos modes d’interaction et explorer les interprétations potentielles d’une situation. Je cherche les limites de la conscience, de la normalité, du bien-être, l’interstice entre le bien et le mal, entre le bon et le mauvais, entre le beau et le laid. Je tente de démanteler les vérités tout en souhaitant secrètement qu’elles existent et règlent tout.

 

Que ce soit derrière la caméra, dans un lieu public ou dans une salle d’exposition je cherche à faire naitre un espace-temps où l’on croit tout savoir et comprendre ou où l'on ne sait jamais vraiment. Les corps en mouvement, un « les » qui inclut la personne qui parle, me servent de base sensible qui peuvent réaffirmer le prévisible et l’acquis, mais où je cherche sans relâche l’imprévisible et l’irraisonné.

 

Dans mon travail j’accueille la lenteur, l’ennui et l’incertitude par nécessité de contrecarrer nos valeurs contemporaines que sont le productivité, la compétitivité, l’unicité et le succès. L’humour est souvent une porte d’entrée vers des questionnements sur les ambitions et les échecs de l’être-humain et sur les relations de pouvoir qui le constituent.

 

Vaut mieux ralentir et observer que de tirer en vain dans tous les sens.

La pratique de Pascale Théorêt-Groulx en vidéo, performance et installation s’intéresse à la relation du corps à son environnement physique, social et psychique. Elle examine l’incertitude et l’imprévisibilité du monde qui nous entoure et le besoin incontrôlable de l’être humain de le dompter. Théorêt-Groulx est originaire de Gatineau où elle a obtenu un baccalauréat Ès Art avec majeure en arts visuels et mineure en bande dessinée de l’Université du Québec en Outaouais. En 2014 elle complétait une maitrise en arts médiatiques de Emily Carr University of Art + Design à Vancouver pour laquelle elle a reçu une bourse d’études supérieures Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Théorêt-Groulx a été artiste en résidence au Banff Centre en Alberta, au centre d’artiste DAÏMÔN à Gatineau, à Pigment Sauvage à Baltimore et au Vermont Studio Center. De 2015 à 2019 elle a été artiste résidente aux ateliers montréalais de la Fonderie Darling. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives notamment à la Fonderie Darling, au Centre Clark, à DARE-DARE et à la Galerie B-312 à Montréal, à Verticale à Laval, au Centre des arts Shenkman à Ottawa puis au ICA à Baltimore, dans l’état du Maryland. Elle est présentement basée à Montréal.